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10/03/2014
QUEL AIR RESPIRONS-NOUS ?

L’année internationale de l’air s’est mal terminée un peu partout en France avec la multiplication des pics de « pollution aux particules » dans l’air extérieur.

 De quoi s’agit-il ?

Deux catégories de particules fines sont visées, les PM10 au diamètre inférieur à 10 millièmes de millimètre et les PM2,5  qui mesurent 2,5 microns. Ces poussières, qui inquiètent fortement les scientifiques, complètent la liste des polluants conventionnels : dioxyde d’azote (NO2), ozone (03), benzo(a)pyrène, dioxyde de soufre (SO2), gaz carbonique (CO2).

 Quelles conséquences sanitaires ?

Leur petite  taille permet la  pénétration  facile  et profonde  dans l’organisme par les voies respiratoires qu’elles envahissent, induisant des maladies pulmonaires. Elles poursuivent ensuite leur parcours dans la circulation sanguine, provoquant des pathologies cardiovasculaires : au total, bronchites chroniques, asthme, cancers du poumon, accidents vasculaires cérébraux, infarctus du myocarde, problèmes placentaires…

 Qui sont les principaux responsables ?

La  transformation d’énergie par l’industrie (31%), la combustion du bois de chauffage (30%), l’agriculture avec l’utilisation d’engrais (20%), et les transports (15%), en particulier par la combustion du diesel qui représente 60% du parc automobile français.

 Quelle situation  dans notre région ?

Face à un important pic de pollution aux particules fines, l’Observatoire Régional de l’Air en Midi-Pyrénées (ORAMIP) a mis en œuvre  en fin d’année 2013 les procédures réglementaires d’information et d’alerte sur la qualité de l’air. En décembre, 25 alertes ont été publiées, soit deux fois plus que sur le reste de l’année !

Ce phénomène chronique, invisible et inodore, constitue désormais  une préoccupation majeure  en matière de santé publique. Il touche tout le monde et à court terme, concerne  plus  particulièrement les organismes sensibles tels que les femmes enceintes, les enfants, les personnes âgées ou de santé fragile.

Et dans le Lot ?

L’air reste globalement de bonne qualité (classement à la 15ème place sur 95 par « La Vie »). L’effet de dilution  dans l’atmosphère,  conséquence de  la circulation de l’air,  est un premier facteur  réducteur ;  l’étendue  et la bonne répartition de la forêt lotoise,  qui fixe et assimile les polluants, est un autre atout essentiel .

Toutefois, il existe ponctuellement de réelles inquiétudes au niveau des principales agglomérations (rejets des véhicules et des cheminées à foyer ouvert principalement) mais aussi dans des secteurs à  moindre concentration urbaine. Si  la pollution par les véhicules y  est plus diffuse, les sources de  contamination  y sont plus variées :  industries, agriculture, multiplication des réseaux de chaleur bois (filtres  « cyclone » sans effet sur les particules les plus fines), brûlages en plein air (à ce sujet le Règlement Sanitaire Départemental, dans son art.84,  interdit le brûlage en plein air des déchets ménagers. Par ailleurs, un arrêté préfectoral du 5 juillet 2012 rappelle le principe d’interdiction du brûlage à l’air libre ou en incinérateur des  végétaux  et déchets végétaux dans le Lot, ce toute l’année) …

Il est à rappeler également que le contexte  géographique du Lot (cuvettes, vallées notamment) comme certaines contraintes atmosphériques qui concentrent les rejets et les rabattent vers le sol, peuvent aggraver ces phénomènes de pollution d'air.

Quelles solutions ?

Le développement du covoiturage et des transports publics, la politique des déplacements doux, l’optimisation du réseau ferré, des équipements plus performants pour la maîtrise des rejets, la protection des forêts et des arbres en tous lieux, tout particulièrement celle des alignements de bord de route ainsi que  les espaces verts, les parcs ou les  arbres isolés en ville…

 La Transition énergétique, quant à elle, doit prioriser la réduction des consommations.

 Comment s’informer ?

Pour recevoir l’indice de qualité de l’air de votre commune, abonnez-vous gratuitement à www.oramip.org.

Toutefois les données sont dites « simplifiées » parce que  basées  sur l’étude de 2 des 4 polluants (O3 et NO2)  composant l’indice de qualité. SO2 et particules fines sont exclus ce qui est dommageable !

L'association France Nature Environnement lutte activement contre la pollution de l'air. Elle a lancé dernièrement une campagne pour révéler l'invisible : un cube blanc a été installé sur les toits de Paris pour permettre à tous de visualiser la pollution qui nous entoure. Une belle campagne de communication qui a fait mouche et qui a su interpeller sur les dangers liés à la pollution atmosphérique. Pour plus d'information, rendez-vous sur le site "rendez moi mon air"

Le fin mot de l'histoire est que chacun se doit de rester vigilant et ne pas fermer les yeux sur les pollutions du quotidien. Agir, voilà l'enjeu pour chacun d'entre nous ! 

Groupement Associatif de Défense de l'Environnement du Lot  -  Fédération agréée au titre de la Protection de l'Environnement
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